14.5.15

Présentation du blogs

Bonjour,

J'ai crée ce blog pour parler cheval : les techniques, les disciplines, la vie du cheval, son logement, son éducation. J'exprime mon avis dans chacun de ses articles, à vous d'exposer le vôtre.

Au jour d'aujourd'hui, les mentalités des cavaliers sont très différentes. En effet, certains montent à cheval pour le plaisir de monter, d'autres préfèrent l'adrénaline des compétitions ou créer une véritable complicité avec un cheval.
Il y en a qui sont plutôt CSO, d'autres dressage. J'en connais qui aiment juste les chevaux mais qui ne montent pas.

En ce qui me concerne, je suis très dressage et très respectueuse du cheval. Je ne fais pas de compétition de saut mais j'aurais aimer faire des concours de dressage mais malheureusement, on trouve plus de CSO que de concours de dressage dans les clubs. 

Bonne visite !

14.4.15

Wild horse Wild ride

Bonjour,
Voici le deuxième article concernant le débourrage des jeunes chevaux mais aujourd'hui je vais vous parlez plus particulièrement d'un reportage que j'ai regardé sur le débourrage des chevaux. Pour la référence, le film s'appelle "Wild horse Wild ride" mais cela ressemble plutôt à un documentaire.

Ce film commence par (et je n'aime pas le principe) la capture des mustangs, ces chevaux qui vivent naturellement en liberté. Ils sont destinés à être confiés à des éleveurs/éducateurs de chevaux durant exactement 100 jours pour au bout, participer à une compétition qui démontrera le véritable travail que ces éleveurs ont fait sur un cheval qui leur ont été attribué durant ces un peu plus de 3 mois. Après la compétition, les mustangs seront mis aux enchères afin de leur trouver un bon foyer.

Ce que j'ai trouvé très intéressant, c'est les différentes méthodes employées variant d'un éducateur à l'autre. Certains emploient la méthode douce, d'autres plus dures. Étant donné que ce reportage se déroule au Texas, ce sont des cowboys montant à la Western qui débourrent les mustangs. Il y a beaucoup de travail à pied impliqué, c'est à dire que les chevaux sont majoritairement travaillé dans un rond de longe. Première étape : la mise en confiance. Les mustangs sont sauvages et n'ont jamais eu de contact avec l'Homme. Ils sont stressés et apeurés.
Certains cowboys commencent par faire tourner le cheval dans le rond de longe. On retrouve la méthode d'Amy Flemming dans la serie "Heartland" qui consiste avec tourner le cheval au galop sans arrêt jusqu'à ce qu'il se lasse et que finalement en s'arrêtant, il se dirige naturellement vers vous. Mais bien sûr ce n'est pas si facile. Certains chevaux se montrent peureux mais curieux. J'ai analysé cette scène où après avoir tourné en longe, le cheval se positionne face au cowboy. Il n'ose pas approcher mais ne s'enfuit pas pour autant. Le cowboy s'approche en tendant la main, le cheval recule de quelques pas mais finit par sentir sa main. Le cowboy répète cette action une dizaine de fois et petit à petit le cheval se laisse toucher.
D'autres utilisent une méthode un peu plus... radicale. C'est à dire qu'ils montent sur un cheval et attrapent le mustang au lasso pour l'approcher. Cette méthode marche oui mais je pense que dans certains cas, cette méthode peut empirer le mental du cheval.

Il y avait des scènes assez drôles parfois. Après avoir mis en confiance le cheval, il fallait le désensibiliser. Certains cowboys mimaient l'action de mettre une selle sur le dos du cheval, d'autres le faisait passer sous une bâche dont ils n'arrivaient plus à en sortir. Durant toute l'aventure, on voyait à quel point les cowboys se liaient d'affection avec leur mustang, il a été dur de les laisser à leur nouveau foyer. Car les chevaux étaient devenus très bons ! Beaucoup pouvaient être monté sans aucun harnachement. Donc certaines enchères allaient parfois jusqu'à 9000dollars. De plus, il faut compter le fait que ces chevaux n'ont eu que 3 mois pour être totalement débourrés.

N'hésitez pas à regarder ce reportage quand ca vous dis et n'oubliez pas que le film "En équilibre" sort demain au cinéma !

25.8.14

Le débourrage des jeunes

Bonjour à tous ! Après une longue absence, je reviens vous faire partager une de mes expériences récentes !
Aujourd'hui je vous parle de nos jeunes chevaux. Depuis quelques temps, je travaille les chevaux dans un domaine privé. 6 Haflingers vivent dans un énorme pré de plusieurs hectares : 3 adultes dont un hongre et 3 jeunes juments d'environ 4 ans.

Avec l'aide de l'employé de ce domaine (qui s'y connait), j'ai commencé leur débourrage. C'est quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant mais c'est riche en expérience ! J'ai appris beaucoup de choses déjà. Sur les 6 chevaux, j'en ai travaillé 4 : deux juments dont on a constaté qu'elles étaient déjà débourrées, et deux autres jeunes juments. Je ne pourrais pas dire leurs prénoms car le propriétaire se les mélange tous donc je ne sais pas non plus. 

DONNER LES PIEDS
A la fin de chaque séance de travail, on leur apprenais petit à petit à donner leur pied et ce n'est pas une mince affaire. Soit il ne voulait absolument pas nous le donner, soit ils donnaient leur pied mais s'appuyaient dessus (jusqu'a ce que leur genou touche le sol) ou essayaient de se dégager (un petit cabré par exemple). Comment faire ? Lorsque le cheval se "débat", il faut absolument essayer de tenir son pied jusqu'à ce qu'il ne bouge plus, qu'il se calme. Lorsque c'est le cas, reposez son pied et caressez le. Reproduisez cela et lorsque vous voyez une nette amélioration, caressez-le et laissez le la dessus. Vous devez toujours terminer un exercice par une note positive car c'est la chose que le cheval va retenir. Pour les postérieurs, faites attention à ne pas vous prendre un coup de sabot.
Reproduisez cette exercice chaque jour (ou chaque fois que vous venez voir le cheval) et petit à petit, il donnera son pied naturellement.

DESENSIBILISATION
La désensibilitation est une étape importante. Le cheval est craintif de beaucoup d'objets, de choses qui font du bruit, qui s'envolent... La désensibilitation permet de les faire accepter ces choses qu'on leur met sur le dos, qui leur touche un peu partout sur le corps etc.  et elle vous épargnera bien des surprises plus tard comme un chute de cheval car ce dernier a pris peur d'un sac plastique par exemple !
Vous pouvez commencez par les caresser partout sur le corps : tête, encolure, poitrail, membres, (sous le) ventre, flanc, croupe puis à le panser avec une brosse. Puis vous pouvez le toucher avec d'autres objets tous différents les uns que les autres : un vêtement, un sac plastique (attention ca fait du bruit), une longe etc
Prenons un tapis de selle : ce bout de tissus qui s'envole, qui fait peur quand on le montre bien écarté devant le cheval. Faites lui sentir le tapis de préférence qui a déja été utilisé sur un cheval (sur un copain à lui encore mieux) pour que ca lui devienne familier. Frottez le tapis contre ses épaules, ses flancs, un peu partout et rassurez le en même temps. Quand on travaille des jeunes chevaux, il faut toujours les rassurer car le débourrage est une étape délicate. Punir ne sert à rien, car le cheval prendra encore plus peur et cela aggravera son mental : il aura de plus en plus peur et la tache sera de plus en plus difficile. Si le cheval marche ou trottine un peu par peur, laissez lui le tapis sur lui et essayer de l'arrêter en le rassurant d'une voix douce "oooooh la" et en le caressant. Lorsqu'il s'arrête, récompensez le bien. Enlevez lui le tapis puis remettez le jusqu'à amélioration de son comportement. Comme pour lui apprendre à donner les pieds, faites cette exercice régulièrement et vous verrez qu'il acceptera petit à petit ce qu'on lui demande. Une fois que le cheval accepte le tapis sans contrainte, n'hésitez pas à gratter le tapis encore sur son dos, taper dessus pour que le cheval, ou le faire s'envoler.

DEBOURRAGE
Comment procéder ? On a tous d'abord commencé par les faire tourner en longe en licol chaque jour jusqu'à ce qu'il marche, trotte et galope sur demande, c'est à dire qu'ils doivent aller sur le cercle facilement et répondre correctement à la voix avec l'aide de la chambrière. 
Une fois que le cheval tourne sans problème, on va commencer à le faire tourner avec une selle sur le dos. Chaque cheval réagit différement : l'un va juste avoir peur de l'objet en question avant de le lui mettre sur le dos, l'autre va être gêné par la sangle et va partir un peu en vrille. Lui mettre la selle ? A partir de la, il est préférable d'être au moins deux : l'un pour tenir le cheval et le rassurer, l'autre pour lui mettre la selle. Procédez exactement comme le tapis. S'il prend peur de la selle sur son dos, essayer de le tenir arrêté en le rassurant. Enlevez-lui puis remettez la jusqu'à ce qu'il reste calme. Puis prenez la sangle doucement et montrez lui les sanglons susceptibles de faire du bruit. Prenez la par dessous le ventre et frottez le lui. Tout cela en douceur avec des caresses. Lorsque vous lui avez mis la sangle, n'hésitez pas à faire bouger la selle sur son dos, à faire taper les étriers sur les quartiers etc : le désensibiliser. Puis marchez le cheval en main, arrêtez-vous, tournez etc. S'il prend peur, arrêtez le, remarchez et reproduisez cela. Vous le ferez trotter peut être la prochaine fois. Au contraire, s'il réagit très bien, vous pouvez le faire trotter en longe en douceur au pas puis faites le partir au trot petit à petit : pas, pas allongé, petit trot, trot de travail. Ce sera tout pour aujourd'hui. Au fur et à mesure des séances, vous jugerez par vous même si vous pouvez lui mettre directement la selle ou le longer un peu avant.
Un cavalier sur son dos sera pour un prochain article mais avant de passer à cette étape, le cheval doit totalement accepter la selle au pas, au trot, au galop. Il ne doit pas bouger quand on la lui met ni quand on lui enlève et doit être complétement serein.

La suite au prochain numéro ! N'hésitez pas à exprimer vos méthodes à vous !

20.8.13

Travail : Incurvation, mise sur la main, rectitude.

Avant d'effectuer un réelle travail sur le cheval, il faut l'échauffer. Dès que vous êtes en selle, votre cheval doit être dans le mouvement en avant et réactif à vos aides. Vous pouvez commencer à travailler l'incurvation au pas puis au trot.
 - Jambe extérieur légèrement reculé.
 - Jambe intérieur à la sangle.
 - La rêne extérieure est tendu pour éviter que les épaules ne dérapent.
 - Et la rêne intérieure est en rêne d'ouverture les ongles vers le ciel ! (et non pas en rêne d'appui)
Pour ma part, je cherche à évaser le cheval au début si je n'arrive pas à l'incurver pour ne pas qu'il "coupe le fromage". C'est à dire le pousser à agrandir son cercle, "faire déraper" l'ensemble du corps du cheval vers l'extérieur. Le regard est très important. Il faut regarder au loin, de l'autre côté du cercle : presque le regard perpendiculaire à votre direction et vous asseoir sur le coté extérieur de la selle. La jambe extérieur va permettre de garder les hanches sur le cercle. Votre jambe intérieur à la sangle peut effectuer de petites pressions pour inciter le cheval à évaser, une fois qu'il commence à évaser, remettez le en incurvation en tendant votre rêne extérieur pour remettre les épaules sur le cercle.

Au galop, c'est le même principe. C'est même plus facile qu'au trot. Asseyez-vous bien dans votre selle, rêne d'ouverture, jambe extérieure légèrement reculée, jambe intérieure à la sangle.

Durant votre détente, n'hésitez pas à faire des transitions pour avoir un cheval actif ainsi que des allongements et rassemblers.

Pour travailler la mise sur la main, il faut commencer par travailler en cercle, avec l'incurvation. Vous ne devez pas forcer le cheval a se mettre sur la main, vous devez l'inviter à se décontracter dans la bouche en ayant un contact léger. Il faut jouer, pianoter avec ses doigts, rien ne sert de tirer. Il faut insister sur votre rêne d'ouverture (donc aussi sur votre jambe intérieur) et trouver le bon placement de votre main qui fera que votre cheval se mette en place. Une fois qu'il commence à se mettre sur la main, arrêter de jouer avec vos doigts et continuer sur le cercle. Recommencer lorsqu'il relève la tête. Le cheval doit comprendre qu'il ne sera pas "embêté" s'il se met sur la main.

Il est vrai qu'on recherche un cheval souple en travaillant les incurvations d'une main à l'autre... mais un cheval doit aussi apprendre à marcher droit aux trois allures notamment au galop qui est une allure dissymétrique. Il faut d'abord avoir un cheval en avant, tendu sur ses rênes. On ne peut pas travailler la rectitude si un cheval se tortille dans tous les sens. Une fois le cheval mis en avant, travailler sur des doublers en longueur et des diagonales car le par-botte peut éventuellement influencer le cheval.
Pour avoir un cheval droit, il faut que vous ayez la même tension sur les deux rênes et la même pression de vos deux jambes, le même appui sur vos deux étriers, pour que le cheval ne porte pas plus un poids d'un côté que de l'autre ou ne se décale par rapport à la ligne. Serrez légèrement vos mollets et encadrer le cheval avec vos deux rênes.
Dans le cas où votre cheval se décale, réagissez avec vos rênes ou vos jambes ou fonction de si ce sont les hanches ou les épaules qui se décalent.

Enfin, n'oubliez pas de travailler aux deux mains ! Le cheval doit être aussi souple à main droite qu'à main gauche. Vérifiez que vous trottez sur le bon diagonal, et au galop votre cheval doit être à juste.

17.5.12

Surprotection ?

Je voudrais vous parler de tous ces accessoires qu'on met sur le cheval pour le protéger des frottements, de la météo etc. : amortisseurs, guêtres, couvre-reins...

A force de trop protéger le cheval, on le rend plus vulnérable face à la nature. 
Certes, il y a des éléments indispensables dans la protection du cheval comme le tapis de selle qui empêche de blesser le cheval par les frottements de la selle mais cela est une protection contre les frottements du matériel que l'homme à crée pour le confort du cavalier et du cheval au travail et non pas par des facteurs extérieurs comme la météo, la nature.


Je voudrais plutôt parler tout d'abord des guêtres/protèges-boulets/bandes qui servent à protéger les membres. Est-ce que tous les chevaux en ont besoin ? Je trouve que rien ne sert d'en mettre si on travaille sur le plat car on reste tout de même dans les allures naturelles du cheval même si on veut travailler les cessions, les épaules en dedans et autres figures. On le voit dans les concours de dressage : aucune protection de membre autorisée. Bien sur, il y a des exceptions : certains chevaux par leurs aplombs peuvent s'auto-blesser lorsque leurs deux antérieurs ou deux postérieurs se frottent entre eux. Le cheval peut aussi "se marcher dessus", c'est à dire lorsque les postérieurs vont marcher sur les glomes (talons du sabot) des antérieurs et ainsi le cheval va se blesser. Cela est du généralement à un fort engagement (le cheval se méjuge) et dans ce cas, on utilise des cloches qui recouvreront le sabot (et ainsi les glomes).
Par contre, je trouve indispensable les guêtres lors de la pratique en saut d'obstacle comme en cross car tout d'abord, le cheval saute, doit prendre un rythme soutenu et peut effectuer des courbes serrées ; les membres peuvent alors s'entrechoquer mais aussi taper sur les barres d'obstacles ou les obstacles de cross. De plus, le cheval n'a pas l'habitude de sauter aussi haut et de faire des enchaînements aussi rapides.
En ce qui concerne les balades, je trouve que les guêtres sont indispensables pour les chevaux qui n'en font pas souvent et qui ne sont pas montés que pour ce loisir, car il y a toutes sortes de terrains différents (terre, cailloux, branches...) et les membres du cheval n'y sont pas forcément habitués puisque le cheval à l'habitude de travailler en carrière. Pour les chevaux qui ne font que du loisirs et/ou qui vivent au pré, on peut se permettre de ne pas mettre de guêtres puisqu'ils sont constamment vulnérables face à la météo et ainsi deviennent plus résistants.

Concernant la bavette (sangle large au niveau du ventre pour protéger le ventre des coups des antérieurs lorsque ces derniers se plient pendant le saut), je ne la trouve pas tellement nécessaire : même si les antérieurs sont pliés à leur maximum, ils restent quand même assez en avant par rapport à la sangle. Elle n'est vraiment nécessaire qu'en cas de CSO de haut niveau.

A propos de l'amortisseur, objet se plaçant sous la selle qui sert à amortir les chocs et à répartir les pressions sur le dos du cheval, faut-il toujours en mettre un ? Comme les guêtres, peut-être n'est-il pas indispensable sur le plat mais pour le saut d'obstacles, je le trouve très important. Personnellement, je met toujours un amortisseur de dos (je n'ai pas mon cheval mais j'en monte des différents) mais j'estime qu'un cheval qui n'a jamais porté d'amortisseur de sa vie n'en a pas besoin. On devrait d'ailleurs habituer les chevaux à ne pas en avoir et n'utiliser un amortisseur qu'en cas de problèmes de dos ou comme moyens préventifs de ces problèmes de dos, par exemple pour les chevaux prenant de l'âge.

Qu'en est-il du couvre-rein et de la couverture ? La encore, cela dépend des chevaux. Les chevaux rustiques (qui ne sont généralement jamais tondus) n'en ont pas besoin. Les chevaux de selle en revanche, je pense qu'ils devraient déjà avoir une couverture. Concernant le couvre-rein, cela dépend de l'epaississement de leur poil et s'ils sont tondu. S'ils sont tondus, la question ne se pose plus, le couvre-rein et la couverture sont indispensable puisque auparavant, aucun cheval n'avait les poils rasés !

Qu'en pensez-vous ?

21.4.12

L'Ethologie

L'éthologie est pour moi la réelle relation entre le cavalier et son cheval.
Pauline Beulze - Naïade
L'éthologie passe par le travail à pied, le travail en liberté, c'est avant tout du dressage. On demande au cheval d'effectuer des mouvements sans l'intervention d'une bride ou autre harnachement mais juste un stick. Des mouvements comme le pas espagnol, le cabré, des rotations sur les antérieurs/postérieurs, la révérance... et il existe une infinité de mouvements... Les videos sont nombreuses.

L'éthologie est la réelle volonté du cheval à travailler. On exerce cette discipline sans filet/sans mort puis sans licol quand la confiance est établie donc si le cheval ne veut pas mettre de sa bonne volonté, il peut juste désobeïr... mais généralement ce n'est pas le cas. Au contraire, dans les disciplines montés, le cheval a l'obligation d'obeïr au risque de se prendre une punition comme un coup dans la bouche, dans les flancs ou un coup de cravache ; alors qu'on ne peut pas forcer, "menacer" un cheval en éthologie qui n'a pas envie de faire ce qu'on lui demande, le punir n'aurait aucune utilité.

Pauline Beulze - Naïade


L'éthologie, c'est aussi la découverte de la propre expression du cheval. Ce n'est pas savoir s'il a un galop confortable, s'il sait bien sauter ou non, c'est visualiser sa propre personnalité : sa capacité à apprendre, sa volonté, comment il se comporte...

C'est la discipline la plus magique car la relation entre l'Homme et le cheval est là. Voir un cheval attentif à vos mouvements, qui "joue" avec vous, qui ne s'enfuit pas malgré qu'il soit en totale liberté. On prend cette satisfaction personnellement.

Je n'ai jamais, ou presque, fait d'éthologie avec un cheval mais c'est pour moi, cette visualisation de l'éthologie que j'ai. Et si un jour j'ai mon propre cheval, c'est une discipline que j'adorerai pratiquer.

16.2.12

Saut d'obstacle : "Je n'arrive pas à sauter"

J'ai crée ce sujet car il y a quelques mois, j'ai fais une séance de saut d'obstacles et cela s'est mal passé. Je n'arrivais pas à suivre le mouvement du cheval, j'étais tout le temps projetée en avant. Tout était deréglé et je me suis senti très mal pendant la semaine. Mais finalement, j'ai chercher mes erreurs.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly
    Au trot, on prend un rythme tonique, réactif. Le cheval doit se porter vers l'avant naturellement (impulsion). Le buste est droit et non pas trop en avant, le regard est au loin. Les rênes sont assez courtes pour bien encadrer le cheval et la tête de la monture est légèrement remontée (en tout cas, le nez du cheval ne doit pas plonger vers le bas).
    Au galop, le cavalier prend un rythme régulier et tonic sans aller trop vite.

    A l'abord, restez redressé. Votre buste ne doit pas se pencher en avant au risque de mettre du poids sur les épaules du cheval qui aura du mal à lever les antérieurs. Ne vous agitez pas à l'abord de l'obstacle et surtout entre les obstacles (cela est valable après la réception), cela risque de déséquilibrer le cheval. Restez redressé, agissez quand il faut : s'il n'est pas assez tonique, donnez des jambes sans vous agiter et gardez les rênes tendues.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly


    Au moment du saut, il faut se mettre en équilibre.
    Mettez vous au dessus de vos pieds. Votre bassin reste au dessus de la selle (et non pas trop en avant), votre regard au loin, le buste s'incline vers l'avant pour suivre le mouvement mais votre bassin reste au dessus de la selle. Le bas de jambe est fixe mais les genous sont desserés. Vos doigts le sont aussi pour permettre au cheval d'étendre son encolure et vos mains accompagnent le mouvement de l'encolure mais les rênes restent tendus. N'hésitez pas à raccourcir vos étriers si vous n'arrivez pas à suivre le cheval.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly



    Adaptez votre position en fonction de la hauteur des barres. Pour de petites barres, vous avez juste à vous "lever".

    A la réception, généralement, les chevaux accélèrent donc il faut absolument se redresser, les épaules légèrement en arrière et ralentir/reprendre un galop cadencé et actif.


    Education du cheval.

    Un cheval ne naît pas débourré, dressé à la perfection ou prêt à sauter des montagnes. Non, le cheval est certes sous les ordres de l'Homme mais il faut tout lui apprendre.


    • Débourrage
    Le débourrage est un moment délicat de la vie du cheval. C'est là qu'il apprend à être proche de l'Homme. Il faut lui apprendre à supporter le poids de la selle puis du cavalier tout en ayant un locomotion normale et avoir le mors dans la bouche, ce qui n'est pas très confortable donc certes il y a des déceptions. Le poulain se cabre, rue, embarque. 
    Je vois des vidéos sur internet nommée "Saloperie de poulain" par exemple et je vois le poulain laché dans la carrière (tel un cheval sauvage dans un rodéo) qui part au triple galop en panique et ensuite, le "cavalier" se plaint que le poulain l'a mis à terre ! Le poulain ne va pas partir sur la main, au pas espagnol, bien sûr que non. Je trouve que certains cavaliers n'ont pas la mentalité qu'ils sont censés avoir.


    • Travail à cheval
    Après le débourrage, il y a l'équitation. Chaque cheval est différent, il faut s'adapter en fonction de ses réactions. Il ne faut pas s'énerver si l'on n'arrive pas à doser les hanches et les épaules quant on fait une cession à la jambe ; soit le cheval ne sait pas [bien] le faire et il faut lui apprendre, soit le cavalier ne précise pas assez bien ses actions.

    Quant on travaille un cheval, c'est de l'apprentissage ; que ce soit pour le cheval ou le cavalier. Même si on ne le réalise pas vraiment, il faut faire attention aux gestes qu'on effectue sur le dos de sa monture. On garde toujours un contact avec la bouche du cheval certes, mais on ne se rend pas compte que des fois on tire un peu trop. Imaginez-vous à sa place, vos commissure qui sont tirées vers l'arrière et le mors qui est quand même en métal !
    Certaines fois, je vois des chevaux un peu chaud, piaffant sur place, un peu distrait, ou l'instinct grégaire qui remonte à la surface quant un autre cheval pète en l'air ; et leur cavalier qui leur tire sur la gueule, comme si ça allait arranger les chose et en plus de cela ils haussent la voix. Moi je pense qu'il faudrait plutôt le faire avancer pour qu'il dépense un peu son énergie : un galop actif, le cavalier au dessus de ses pieds, essayer de capter son attention... et je ne dis pas que c'est facile.

    Alors oui, quand le cheval est un peu mou, il faut le réveiller, c'est sur. Il arrive qu'il soit aussi un peu débordant d'énergie, distrait donc il faut agir comme il faut : une petite séance de longe avant, une détente active... S'il prend peur, rien ne sert d'hausser la voix, cela le fera paniquer encore plus, mais au contraire prendre un voix calme et doux pour lui montrer qu'il n'y a aucun danger.

    Je vois certains cavaliers, après une séance, qui boudent leur cheval et finalement ne leur donne pas de friandises car ils n'ont pas passé une bonne séance de travail. Même après une séance un peu pénible, il faut rester proche du cheval, le caresser quand même et lui donner un bon pansage. Ce n'est pas de sa faute, ni de celle du cavalier ; c'est de l'apprentissage. Il y a des bons et des mauvais jours. Il faut rester positif, se dire que la prochaine fois, on procédera autrement et on réussira. On apprend de ses erreurs, puis on fait plus attention.

    Il y a quelques mois, j'ai vu un jeune cheval qui est monté régulièrement. Lors d'une séance normale, une fois le cavalier sur son dos, il s'est mis à reculer brutalement. Le cavalier essayait tant bien que mal de le faire avancer donc finalement il a utilisé la cravache à grands coups. Le jeune cheval était en panique et il a fini par mettre le cavalier à terre. Le moniteur est à son tour monté dessus, enchainant les coups de cravache ; le cheval a fait la même chose puis il s'est couché. J'ai eu peur, surtout pour le cheval, il paniquait. Des fois, je ne comprend pas les actions des Hommes. Moi, je suis pour une méthode moins dur, plus compréhensible envers le cheval ; chacun sa méthode après tout.


    Je trouve qu'il y a aussi des injustices en ce qui concerne le jugement des capacités des chevaux. Je parle pour les cavaliers qui montent des chevaux de club. Beaucoup de gens ont un cheval préféré et plusieurs qu'ils n'aiment pas d'ailleurs... Au fur et à mesure de mes années d'équitation, je me suis rendu compte que malgré le ressorti des défauts de certains chevaux, ils possèdent tous des qualités à laquelle on arrive a les exploiter avec de l'expérience et un bon niveau. J'admet que j'ai quelques chouchous mais chaque cheval qu'on m'attribue pour un cours est un plaisir à monter car cela fait quelques années que je les connais donc je connais leurs capacités.
    L'une parait tout le temps agressive mais elle a un énorme coup de saut et du potentiel en dressage. L'autre est un cheval assez imposant, irrespectueux en main, raide mais pourtant c'est un bon sauteur, un super cheval de balade et agréable à monter. Un autre cheval est mou mais des petites qualités dans chaque discipline. Une autre jument a un vrai caractère de jument : attentive à tout ce qui bouge, qui ronfle quand elle a peur, chaude en main, ne supportant pas qu'on tire trop sur sa bouche, mais extra confortable, excellente jument de dressage...
    Bien sur, il n'y a pas tellement de réel problème dans ce dernier paragraphe mais j'aimerai qu'on considère qu'il pas de bon ou de mauvais cheval. Certes, certains sautent plus haut que d'autres, sont plus rapides, plus endurants, ou plus souples que les autres mais cela n'affectent en rien le principe d'un "bon cheval" car aucun cheval n'a pour but d'être agressif envers l'homme. C'est juste la conséquence d'une violence qu'il a subit, de la peur ou un caractère bien trempé mais qu'on retrouve chez l'Homme aussi. N'oublions pas que le cheval fut un animal sauvage, qu'il est soumis et qu'il ne connait pas les réactions de l'Homme.


    • Au saut d'obstacle
    Jade L (moi) - Nymphe du levant
    Haras de Chambly
    Si un cheval refuse de sauter un obstacle, c'est qu'il y a quelque chose qui lui fait peur en dessous, que la barre est trop haute, que le cavalier se porte trop avant et lui empêche de lever les antérieurs ou alors que la trajectoire à été mal dessinée (voir photo).
    Alors bien sur, pour apprendre à un cheval à sauter, il faut le forcer un petit peu ; peut-être avec un coup de cravache mais je trouve que donner des coups, des coup et des coups ne sert à rien. Et si le cheval ne veux toujours pas sauter, pourquoi ne pas reprendre à zéro avec un obstacle plus facile ?

    J'avais appris lors du concours de mon passage de galop 4 qu'une fille avait "frappé" son cheval parce qu'elle avait fait une mauvaise performance. Après je ne sais pas à quel degré mais c'est quand même injuste pour le cheval. Une mauvaise performance est souvent due aux actions du cavalier car c'est lui qui gère les allures, l'amplitudes, sa position qui pourrait gêner le cheval... celui-ci en subit les conséquences. Oui, des fois, le cheval a eu peur de quelque chose que ce soit extérieur ou près/sous des obstacles (provoquant un écart qui fait perdre des points en dressage ou lui faisant faire un refus devant un obstacle) mais c'est sa nature.

    J'ai lu cette phrase un jour : "Le meilleur moyen d'éduquer ou de rééduquer un cheval est de s'adapter à son comportement naturel, de travailler avec lui et non contre lui. On ne peut pas ôter la peur à un cheval mais on peut lui apprendre à la gérer." C'est exactement ça que je veux dire.

    19.1.12

    CHEVAL : Sortie de films

    Un petit article pour vous dire que cette année, de nouveaux films sur le cheval vont sortir et pas qu'un seul, trois à ma connaissance.






    • SPORT DE FILLES -  par Patricia Mazuy
    Sport de filles raconte l'histoire de Gracieuse, cavalière surdouée d'un caractère bien trempé. Après la vente de son cheval d'obstacle dont on lui avais promis, Gracieuse claque à la porte de l'élevage qui l'employait pour se lancer dans le dressage, bien que palfrenière. La propriétaire y exploite la renommé internationale d'un entraîneur allemand : Franz Mann mais celui-ci ne porte pas d’intérêts envers elle. Elle décide tout de même d'entraîner un cheval jusqu'alors délaissé quitte à enfreindre la loi...

    A voir le 25 janvier 2012 au cinéma.





    • CHEVAL DE GUERRE - par Steven Spielberg




    Réadaptation du livre Michael Morpurgo, Cheval de guerre raconte l'histoire d'un certain Albert et de son cheval Joey. Malheureusement, celui-ci est vendu pour servir dans la première guerre mondiale. Il est donc envoyé au front, dans les champs de batailles. Joey découvre l'horreur de la guerre. Il est capturé par les Allemands mais toujours utilisé pour les combats. Albert qui ne peut s'engager car trop jeune, il prend tout de même la décision de retrouver son cheval.
    Ce film rend hommage aux 8 millions de chevaux, sacrifiés durant la première guerre.
    A voir le 22 février 2012 au cinéma !



    • JAPPELOUP - par Christian Duquay
    Pierre Durand - Jappeloup de Luze


    Guillaume Canet retrace la vie de Pierre Durand avec le fameux : Jappeloup de Luze. Ce cheval n'avais pourtant pas les caractéristiques d'un cheval de CSO haut niveau : 1m58, père trotteur et mère pur-sang, des allures pas si exceptionnelles et pourtant ce cheval est devenu une légende : titres de champion de France puis d'Europe, des médailles d'or en Grand Prix dont en Coupe du Monde et en CSIO, et champion olympique.
    Pierre Durand a participé à la réalisation de ce film, notamment avec le choix des doublures de Jappeloup.
    A voir, le 30 janvier 2013 ! (un peu de patience)





          • GAZELLE par Jean François Pignon
    Un long métrage par Jean François Pignon sortira en début 2012 (date non déterminée). Il reprend la vie de J. F. Pignon lui-même auprès des chevaux. Je n'ai pas plus d'information. A voir !












    25.12.11

    Un cadeau.

    Votre cheval a-t-il le droit à un cadeau de noël ou un cadeau d'anniversaire ?

    Généralement, les cavaliers s'offrent un nouveau tapis, un licol en cuir, un bridon blanc ou d'autres choses comme ça.
    Moi je pense que ce ne sera pas ça qui fera plaisir au cheval. Celui-ci se moque d'avoir un tapis plus beau ou un licol de meilleur qualité. Il demande juste un minimum de confort donc voici mes idées de cadeaux dont les chevaux apprécieraient vraiment :
    Gâteau aux carottes et aux
    flocons d'avoines. Recettes içi
     - Un gateau aux carottes/pommes avec un peu de flocons d'avoine par exemple (à consommer avec modération pour le cheval quand même).
     - ou autres gateaux et friandises pour chevaux dont il n'a pas l'habitude de manger
     - Une brosse pour massage
     - Un jouet pour le box ou pour s'amuser en liberté dans la carrière.

    Vous pouvez aussi l'emmener en vacances avec vous à la montagne en hiver, il n'a peut-être jamais vu la neige ou à la plage, c'est peut-être l'occasion de découvrir de nouvelles disciplines comme le ski joëring (cheval attelé qui tire le skieur).

    Cow-boy, la liberté par Jade L (Moi)
    Univers-chevaux.dessins.overblog.fr



    Ou alors vous pouvez tout simplement passer une journée avec lui mais une journée tranquille un peu comme du repos. Exemple :

     - Matin : Séance en liberté. Défoulement, travail à pied / éthologie
     - Fin de matinée : Faites le brouter puis ramener le au pré ou au paddock s'il est habituellement en box pendant votre pause déjeuner.
     - Après-midi : Balade ! 1 ou 2 heures, le cheval ne pourra faire qu'apprécier. Si possible, monter en licol et respectez ses envies.
     - Fin d'après-midi : douche (si la saison et le temps le permet) et/ou une bonne séance de pansage.
    Le best, c'est que votre cheval soit accompagné par un congénère et son propriétaire (ou demi-pensionnaire...).

    Soyez imaginatif !

    18.12.11

    Hippophagie



    Ce sujet me tient particulièrement à coeur. [Préparez-vous au long discours]
    Qu'est ce que l'hippophagie tout d'abord ?
    L'hippophagie, c'est la consommation de viande chevaline.
    Vous aurez deviné qu'aucun cavalier n'accepterait de manger du cheval même certaines personnes sensible, aimant les animaux... mais les Hommes en général s'en moque un peu.


    • Contexte historique
    Le cheval est la plus noble conquête de l'Homme. On la connait tous cette phrase.
    Cheval de l'Everest


    Le cheval nous a rendu beaucoup de services au cours de notre histoire. Premièrement, le cheval été un très bon moyen de déplacement. En effet le cheval est rapide, endurant et il passe partout. Il nous a accepter sur son dos, accepter de porter le mors, la selle, de tirer des attelages et de supporter des dizaines de kilos en marchant pendant des heures. Il nous a aider à labourer nos champs. Il s'est sacrifié pour faire la guerre (A voir le film Cheval de guerre). Les Hommes se sont servit de lui sans aucune reconnaissance. Les nobles, les bourgeois n'auraient pas été si fiers sans le cheval. Les indiens et les cow-boys ne seraient pas tel qu'on les voit si le cheval n'existerait pas.


    Aujourd'hui, le cheval n'est plus un animal "utile", il fait le plaisir des cavaliers. Il rend heureux tout enfant touchant le bout du nez d'un poney. Il donne de l'adrénaline dans les compétitions, du bonheur chez les cavaliers, de la liberté. Il nous éblouï pendant ses folies en liberté. Il nous impressionne, il nous fait rêver. Il crée des carrières professionelles. Il nous donne envie de travailler dur pour pouvoir en avoir un à soi. Il nous apprend l'autonomie, la responsabilité, l'attention, à canaliser notre énergie, à aimer, améliore notre équilibre. Il entretien notre condition physique et MORALE et nous apprend à avoir confiance en soi par une certaine autorité qu'on doit avoir (notamment quant on longe un cheval).
    Je suis encore lycéenne et je ne peux monter que le mercredi. La passion du cheval me permet de "vivre" si on veut. C'est la chose la plus important que j'attend dans la semaine : d'aller au haras, de m'occuper des chevaux... C'est mon bonheur de la semaine, je n'attend que ça.


    On apprend non seulement que le cheval est envoyé à la boucherie, mais en plus dans des conditions déplorables ! Et oui, les chevaux sont "entassés" dans les camions. Ils paniquent, donnent des coups. Certains chevaux tombent ; impossible de se relever, ils restent à terre et les autres chevaux les piétinent car ils n'ont pas d'autres choix. Ils n'ont même pas rien que de l'eau à leur disposition. Certains équidés voyagent dans ces camions pendant des semaines et des semaines, voyant d'autres chevaux entrer à leur tour. Les vans ne sont pas nettoyés, ça sent la mort, ça baigne dans le sang, des conditions insupportables pour les chevaux. Au moment de les faire sortir, on ouvre grand les portes. Les chevaux se précipitent, se bousculent, tombent, galopent sur le béton, paniqués...


    Les vieux chevaux, ou chevaux "boiteux", les chevaux non-obeïssant, les chevaux invendables, les chevaux "indésirables" ou rien que les chevaux ne présentant aucune particularité. AUCUN cheval ne mérite d'être envoyé à la boucherie.
    [ C'est comme quand j'entend "Bon cheval !" quant on le récompense. Il n'y a pas de bon ou de mauvais cheval, chaque équidé à sa discipline de prédilection mais elle n'est pas souvent exploitée chez certain. ]
    Un cheval vieux ou ne pouvant plus être monté peut pratiquer l'éthologie, l'attelage ou peut-être vendu ou donné en tant que cheval de compagnie. Le cheval non-obeïssant peut être maîtrisé par un professionnel mais il peut aussi souffrir de douleurs : à consulter vétérinaire, ostéopathe ou dentiste. Le cheval réformé est un très bon cheval de loisirs. Il n'y a pas d'excuses pour mettre un cheval à la boucherie et puis nous savons tous que la viande chevaline ne fait pas majoritairement partie de notre alimention.
    Les personne envoyant ces chevaux dans le couloirs de la mort ne réfléchissent pas, ce n'est pas une passion du cheval, c'est juste du business pour eux : l'argent, l'argent et toujours l'argent. Les chevaux sont soumis à l'Homme et ils n'ont même pas le droit de quitter ce monde en toute impunité.


    Je ne demande pas à ce que l'hippophagie disparaisse car je sais que c'est impossible. Je proteste juste contre toutes les atrocités que subit le cheval avant de perdre la vie, les conditions dans lesquelles ils sont envoyés à la boucherie...


    Des associations sauvent les chevaux de la boucherie, des pétitions sont signés, des sites sont crées.
    Heureusement, le nombre d'abattages diminuent au fil des années même si on continue toujours de mettre des chevaux à la boucherie.


    Je remercie toutes les personnes / associations qui permettent aux chevaux d'avoir une seconde vie.



    Je vous prie de comprendre notre sensibilité.

    16.12.11

    Haras de Chambly

    Petit Haras


    Je vais vous présenter le Haras de Chambly. Il est situé à la frontière Picardie (oise) - Ile de france (val-d'oise) • 60/95.
    C'est avant tout une école de Horse-ball. Le haras de Chambly a gagné de nombreux championnats de France consécutif ainsi que beaucoup d'autres prix (à voir les trophées dans le club-house). Il y a une dizaine d'équipes participant  régulièrement à des matchs.




    Grand Haras

    Le Haras est divisé en deux parties :
     • "Le grand haras" situé "en haut" (car il est situé sur une petite coline) comportant le poney-club : une écurie de poneys pour des cours d'équitation pour les enfants, mais ce sont aussi des poneys de horse-ball. Il y a aussi une écurie de propriétaires (boxs) et le Chambly-jump. Celui-ci est un groupe de jeunes cavaliers se consacrant principalement aux épreuves de saut d'obstacles et de complet, avec leur propre cheval ou une demi-pension. En savoir plus sur http://chamblyjump.fr/default.aspx. Le Grand Haras est composé d'un manège et d'une carrière ainsi que de quelques paddocks.



    Une des granges
     • "Le petit Haras" situé "en bas" composé principalement de chevaux de propriétaires. Il y a des cours chevaux organisés pour tous niveaux. Le petit Haras est composé de plus de 40 boxs réparties partout dans "des granges" (8 boxs pour une grange) ce qui laisse beaucoup d'espaces dans le haras ; 30 hectares de pré sont disponibles. Le travail des chevaux se fait dans "la petite carrière", la carrière de horse-ball, la carrière d'obstacles, le tout nouveau manège (encore en construction), ou alors au paddock. On peut aussi évolué sur des centaines hectares de prairies et forêts pour les ballades.


    Le centre équestre organise souvent des CSO toute l'année, des stages tous niveaux et passages de galops pendant les vacances. Il y a souvent des évènements pendant les fêtes.



       Mon avis perso
    • J'ai appris à monter au Haras de Chambly (il y a 9 ans). Ce haras, je l'ai vu grandir et évolué. Dans le grand haras, j'ai vu la construction de la nouvelle carrière et des boxs de propriétaires. Dans le petit Haras, j'ai vu la construction de la petite carrière, de la carrière d'obstacle puis du manège. Je suis arrivé à Chambly au moment où ils commencaient a faire passer les galops. Mes premières années à cheval fut les premières années de cours de chevaux au haras (et c'était une petite catastrophe mais on a appris beaucoup de choses) et des organisations de CSO. C'est comme avoir suivi toutes les évolutions du haras.
    • Je trouve ce Haras magnifique. Les prés sont immenses, le centre est plein d'espace et je pense que les chevaux s'y sentent bien. C'est un endroit où j'oublie tout, l'air est pure. Moi, je monte à cheval une fois par semaine et je trouve que les chevaux de clubs sont très diversifiés. Ils ont tous leur caractère et c'est ce qui nous permet de progresser, des aptitudes différentes, jeunes ou plus agés... On reçoit souvent de nouveaux chevaux, souvent jeunes mais on apprend encore.

    Plus d'informations sur http://www.chambly-horseball.fr/

    6.12.11

    Cheval barré

    Cheval barré ?

    Barrer un cheval est une méthode appliquée sur les chevaux de compétitions de saut d'obstacle.
    La méthode consiste à monter la barre d'obstacle au moment où le cheval saute. Il se prend donc les barres dans les pieds et le cheval s'efforcera de sauter encore plus haut au prochain passage, améliorant ses résultats en CSO. Le cheval évolue en liberté, sans cavalier.

    Je trouve cette méthode inadmissible. L'homme met tellement d'énergie à vouloir finir premier qu'il est capable de mettre le bien-être du cheval de côté. J'ai même entendu dire que certains mettaient des capsules de canettes pour que le cheval se fasse encore plus mal.

    Si le cheval n'a pas assez de capacités, on ne peux rien changer à cela. Et puis ca peut être un problème de douleurs des tendons ou autres.
    Aujourd'hui, beaucoup de gens se posent la question si la majorité des chevaux de sports sont barrés ou non. On peut reconnaître un cheval barré par son saut : quand le cheval a de la marge par rapport à l'obstacle ; mais cela ne veut rien dire, cela peut juste être un jeune cheval qui ne savent pas cadrer les barres.

    9.11.11

    Punir ou rassurer ?

    Un cheval est toujours imprévisible. Des oiseaux qui s'envolent, des chevaux qui galopent dans un pré, des enfants qui courent, un tracteur, des barrières électriques... tout est susceptible de faire peur à un cheval.

    Quant un cheval s'énerve, faut-il punir ou rassurer ?

    Punir ne veut pas dire le frapper ou autre mais juste d'élever la voix, une tape dans le nez...
    Pour répondre à la question. Tout dépend de la situation mais comme vous devez me connaître aujourd'hui, je suis pour le bien-être des chevaux mais il y a des limites à ne pas dépasser.
    La plupart des évenements qui se déroule, je rassurerais le cheval. Ce n'est pas de sa faute tout de même si par exemple un tracteur passe. Il n'est pas censé connaître ce genre de machine même si il doit s'y habituer.

    Jade L. (Moi) - Nymphe du Levant
    Haras de Chambly
    De plus, quand les chevaux ont peur c'est surtout de ce qui pourrait leur arriver. Ils ont un instinct de fuite naturel. Nous, les hommes connaissons notre milieu car c'est nous qui l'avons crée. Nous avons plutôt peur de tomber de cheval, de ne pas reussir à passer un galop ou à faire un exercice... le cheval songe seulement à sa survie.
    Lorsqu'il faut "punir" c'est plutôt le moment où le cheval s'énerve en voyant les copains galoper dans un pré ou alors, s'il ne veut pas donner son pied, s'il veut aller brouter alors que vous êtes en train de marcher... En gros tout ce que le cheval aurait envie de faire.


    A cheval, c'est pareil. Toutes les peurs du cheval, il faut les rassurer. Lorsqu'il refuse un obstacle, c'est parce qu'il a peur de ne pas réussir, et ne sait pas comment s'y prendre ou ca peut être la manière dont le cavalier procède pour aborder l'obstacle : Trop rapide, trop mou, mal équilibré... Il faut bien sur le pousser un peu car c'est juste sauter un obstacle mais ce n'est pas naturel chez tous les chevaux. Quand un cheval ne veut pas sauter, c'est le cavalier qui doit lui indiquer comment faire donc ce n'est pas la faute du cheval. Moi je préfère réduire la difficulté et la réaugmenter après.

    Sur la photo ci-contre, c'était bien de ma faute. J'ai tourné trop court et je n'ai pas eu de temps pour aborder correctement l'obstacle : droit, au milieu, équilibré... J'ai plus visé le chandelier que l'obstacle !

    Le cheval. Pré ou Box ?

    Jocke - Haras de Chambly
    Il y a beaucoup de type d'hébergement pour loger un cheval : centre équestre, écurie de propriétaire, location d'un pré...

    Mais le plus important est de choisir le box ou le pré. On peut faire les deux. Mais lequel est le mieux ?

    C'est vrai que tout dépend de ce qu'on veut faire avec le cheval. Pour un cheval de compétition, il est préférable de choisir le box pour le repos du cheval, le calme, la propreté et puis ce sont des chevaux considérés comme fragiles parfois. Après je pense que si c'est un cheval de loisirs, le mieux est le pré.

    Moi je préfère largement le pré. Je ne pense pas au côté pratique pour moi mais au bien-être du cheval. On dit toujours que "le cheval préfère le box en hiver". Un cheval couvert ou avec une bonne fourrure n'aura pas froid et puis un pré est un milieu naturel, le cheval s'y sent mieux. Le pré c'est être en liberté, pouvoir brouter et s'amuser avec les copains. En box, le cheval s'ennuie. Certes il est au sec et au chaud mais il prend de mauvaises habitudes en tiquant, il ne peut pas dépenser au moins un peu d'énergie et puis je pense que pour un cheval de loisirs, manger des granulés (ou autres...) tous les jours alors qu'il n'est pas sorti tous les jours n'est pas bon pour sa santé. Il grossit, il y a peut-être des risques de coliques je ne sais pas tout dépend des chevaux.
    Oui cela prend du temps pour aller chercher un cheval au pré, lui enlever la boue qu'il a sur les jambes, mais ca renforce le lien envers le cheval et moi je trouve ca tellement mieux d'aller chercher un cheval au pré, le voir vous regarder, le caresser pour lui dire bonjour. C'est tellement plus magique et puis c'est toujours une surprise de le voir dans un coin du pré puis le lendemain, autre part... Après cela se comprend ou non.

    Après tout dépend de la situation du cheval et de son cavalier. Je ne critique en rien l'hébergement en boxe. On peut très bien avoir une bonne relation de confiance et de complicité avec un cheval en boxe.

    Chevaux, un grain de liberté
    (Ma video youtube)

    Le cheval est la plus noble conquête de l'homme.

    6.11.11

    Hommage à Hikstead.


    Hickstead, étalon née en 1996 de race Warmblood hollandais, monté par le canadien Eric Lamaze, est mort cet après-midi, le 6 novembre 2011, lors de la quatrième étape de la coupe du monde à Vérone en Italie.

    En effet, après avoir fini son parcours, encore dans la carrière, Hickstead s'éffrondre et après des minutes de débat, le cheval meurt semble-t-il d'une crise cardiaque. L'épreuve a été annulé et 45 minutes après le drame, un hommage a été consacré à un des meilleurs chevaux du monde.

    RIP Hickstead.

    31.10.11

    Horse-ball

    Horse-ball à Saint Lô
    Horse-ball
    Chambly vs. Bordeaux
    Février 2010
    Le horse-ball, sport collectif qui consiste à marquer des "paniers" avec un ballon qui est entouré de lanières de cuir pour être plus facilement tenu. Je ne sais pas si ce sport équestre est vraiment connu. Moi je le connais parce que je vis dedans, le haras où je monte a été plusieurs fois consécutivement champion de france et d'europe.

    Le horse-ball nécessite une grande agilité et réactivité du cheval : les demi-tours, les accélérations, les arrêts brutaux... On y trouve pour la plupart des chevaux pur-sang.

    Polo


    Je trouve que ce sport est vraiment violent, peut-être un des plus violent des sports équestres. On tire sur la bouche des chevaux, on les lance dans des galops infernales... Les cavaliers ne sont que dans leur jeu, ils s'arrachent le ballon. On voit bien les chevaux qui se manifestent en donnant des coups de culs, sauts de mouton, ils se cabrent quand il faut rester sur place. Encore heureux qu'on n'utilise pas la cravache. Quand le match est fini, certains chevaux grincent des dents, ont les yeux rouges, prêt à péter un plomb.

    J'ai déjà essayé le horse-ball sur un pur-sang, le fait de manier le cheval très facilement m'a beaucoup plus. Mais c'est le bien-être des chevaux que j'ai privilégié. Peut-être que j'en fais trop mais c'est mon point de vue. D'ailleurs, le horse-ball, c'est un peu comme le polo par rapport à la manière de traiter les chevaux mais au polo, l'espace est plus grand donc les chevaux sont moins "compressés" entre eux.

    28.10.11

    Les courses

    La plupart des "jeunes" cavaliers n'aiment pas les courses hippiques  Sois disant parce que on pousse le cheval, parce que on lui donne des coups de cravache.
    Moi j'étais comme ça... mais j'ai changé de point de vue.
    Edgar Prado - Barbaro
    Les courses, c'est un peu une liberté, leur instinct naturel. Ils sont libres de galoper, rien ne les gêne, rien ne les contraints. Je parle surtout pour les courses de plat au galop. Après les courses d'obstacles, c'est autre chose.
    Maintenant, pour les course de trot attelé, je n'aime pas trop le fait qu'on contraint le cheval à rester au trot et qu'on lui apprenne à ne pas galoper ; mais ce n'est pas une violence, c'est ce que l'homme veut, le cheval s'y habitue. Pour cette article, je parle surtout de violence physique.
    C'est vrai que les coups de cravaches à répétition, c'est très barbare. D'ailleurs, on dit qu'il y a une réglementation pour le nombre de coups mais est-ce qu'on surveille vraiment cela ?

    Il y a aussi l'entrée dans les stalles de départs dont je pense qu'on pourrait faire des départs d'une autre manière. Je ne vois pas tellement l’intérêt de faire des stalles aussi fermées. Je pense qu'on pourrait enlever le toit, ce sera moins obscure pour les chevaux. Ça éviterait que les chevaux paniquent.

    Le monde des courses en lui-même, je n'aime pas. Les gens s'intéressent aux courses pour les paris et non pas pour les chevaux mais juste pour l'argent. Les propriétaires ne veulent que la victoire de leur cheval. Ils engagent un entraîneur, un jockey et attendent juste le résultat. Les courses sont associés à l'argent et dès que le cheval ne peut plus courir par manque de performance ou pour problèmes de santé, la boucherie est vite envisagée.

    Pour le cheval, il n'y a pas réellement de soucis à se faire mais c'est la mentalité des parieurs et des propriétaires qui font outrage.

    25.10.11

    La Rollkur

    La rollkur, méthode de dressage pratiquer par les compétiteurs depuis plusieurs années. Mais qu'est-ce que c'est ?

    Anky Van Grunsven, Rollkur
    La rollkur est une méthode d'hyper-flexion, utilisé dans les paddocks (carrière d'échauffement) avant la reprise de dressage en compétition.
    Elle consiste à encapuchonner le cheval, c'est à dire, lui mettre carrément le nez au poitrail. Le cheval subit des douleurs au niveau des parotides, un sur-encapuchonnement et un champ visuel réduit. Lors de la reprise, le cheval est remis sur la main (le chanfrein à la verticale) et la pression est relâchée. Le cheval se sent alors comme soulagé, donc il aura plus de facilité au niveau du déroulement de la reprise, et plus de tonicité.

    Personnellement, je trouve cette méthode très barbare. C'est de l'égoïsme de la part du cavalier qui préfère avoir de meilleurs résultats plutôt qu'assurer le bien-être du cheval. Le dressage est une discipline assez stricte, due notamment à la bride qui doit être utilisée délicatement et dans le respect du cheval. La rollkur ne respecte aucunement ces principes. Le cheval est obligé de se soumettre à cette méthode au risque de souffrir à la bouche par la bride.

    Anky Van Grunsven est utilisatrice de cette méthode, moi qui admirais cette cavalière, je suis grandement déçu.

    Dressage.

    Ma discipline de prédilection est le dressage.

    Edward Gal avec Totilas
    Le dressage c'est la perfection incarnée. Mais nous savons bien que le parfait n'existe pas, ce qui rend le dressage intéressant.
    Le dressage, c'est mettre en valeur les allures du cheval, montrer l'élegance et la légerté. C'est sous forme de reprise sur laquelle on s'est entraîné que la compétition se déroule. Les figures nécessitent beaucoup d'impulsion et d'équilibre : Passage, piaffer, appuyer, changement de pied au galop, allongement... Cela demande une bonne assiette. Il faut vraiment ressentir le mouvement du cheval, chaque gestes des mains et des jambes comptent et je pense que c'est ça l'équitation la vrai : la précision des aides et la capacité du cheval a effectué parfaitement ce qu'on lui demande.

    C'est vrai que lorsqu'on a pas encore un niveau confirmé, on croit que le dressage c'est des cercles, des transitions et des petits croisements de jambes...
    Beaucoup de jeunes, où plutôt la plupart, cherchent à faire des compétitions de saut d'obstacles parce qu'il y a de la rapidité, de l'adrénaline, et de la technique tout en même temps !
    Mais quand on découvre les cessions à la jambes, les épaules en dedans, les changements de pieds, c'est vraiment passionnant et magique de ressentir rien qu'un déplacement latéral sous la selle. Le dressage, c'est de l'art pure ! Le CSO c'est impressionnant mais pour moi, c'est quelque chose qu'on peut vite bâcler.
    Malheureusement, on ne trouve pas assez de moniteurs et de clubs orientés vers le dressage.