20.8.13

Travail : Incurvation, mise sur la main, rectitude.

Avant d'effectuer un réelle travail sur le cheval, il faut l'échauffer. Dès que vous êtes en selle, votre cheval doit être dans le mouvement en avant et réactif à vos aides. Vous pouvez commencer à travailler l'incurvation au pas puis au trot.
 - Jambe extérieur légèrement reculé.
 - Jambe intérieur à la sangle.
 - La rêne extérieure est tendu pour éviter que les épaules ne dérapent.
 - Et la rêne intérieure est en rêne d'ouverture les ongles vers le ciel ! (et non pas en rêne d'appui)
Pour ma part, je cherche à évaser le cheval au début si je n'arrive pas à l'incurver pour ne pas qu'il "coupe le fromage". C'est à dire le pousser à agrandir son cercle, "faire déraper" l'ensemble du corps du cheval vers l'extérieur. Le regard est très important. Il faut regarder au loin, de l'autre côté du cercle : presque le regard perpendiculaire à votre direction et vous asseoir sur le coté extérieur de la selle. La jambe extérieur va permettre de garder les hanches sur le cercle. Votre jambe intérieur à la sangle peut effectuer de petites pressions pour inciter le cheval à évaser, une fois qu'il commence à évaser, remettez le en incurvation en tendant votre rêne extérieur pour remettre les épaules sur le cercle.

Au galop, c'est le même principe. C'est même plus facile qu'au trot. Asseyez-vous bien dans votre selle, rêne d'ouverture, jambe extérieure légèrement reculée, jambe intérieure à la sangle.

Durant votre détente, n'hésitez pas à faire des transitions pour avoir un cheval actif ainsi que des allongements et rassemblers.

Pour travailler la mise sur la main, il faut commencer par travailler en cercle, avec l'incurvation. Vous ne devez pas forcer le cheval a se mettre sur la main, vous devez l'inviter à se décontracter dans la bouche en ayant un contact léger. Il faut jouer, pianoter avec ses doigts, rien ne sert de tirer. Il faut insister sur votre rêne d'ouverture (donc aussi sur votre jambe intérieur) et trouver le bon placement de votre main qui fera que votre cheval se mette en place. Une fois qu'il commence à se mettre sur la main, arrêter de jouer avec vos doigts et continuer sur le cercle. Recommencer lorsqu'il relève la tête. Le cheval doit comprendre qu'il ne sera pas "embêté" s'il se met sur la main.

Il est vrai qu'on recherche un cheval souple en travaillant les incurvations d'une main à l'autre... mais un cheval doit aussi apprendre à marcher droit aux trois allures notamment au galop qui est une allure dissymétrique. Il faut d'abord avoir un cheval en avant, tendu sur ses rênes. On ne peut pas travailler la rectitude si un cheval se tortille dans tous les sens. Une fois le cheval mis en avant, travailler sur des doublers en longueur et des diagonales car le par-botte peut éventuellement influencer le cheval.
Pour avoir un cheval droit, il faut que vous ayez la même tension sur les deux rênes et la même pression de vos deux jambes, le même appui sur vos deux étriers, pour que le cheval ne porte pas plus un poids d'un côté que de l'autre ou ne se décale par rapport à la ligne. Serrez légèrement vos mollets et encadrer le cheval avec vos deux rênes.
Dans le cas où votre cheval se décale, réagissez avec vos rênes ou vos jambes ou fonction de si ce sont les hanches ou les épaules qui se décalent.

Enfin, n'oubliez pas de travailler aux deux mains ! Le cheval doit être aussi souple à main droite qu'à main gauche. Vérifiez que vous trottez sur le bon diagonal, et au galop votre cheval doit être à juste.

17.5.12

Surprotection ?

Je voudrais vous parler de tous ces accessoires qu'on met sur le cheval pour le protéger des frottements, de la météo etc. : amortisseurs, guêtres, couvre-reins...

A force de trop protéger le cheval, on le rend plus vulnérable face à la nature. 
Certes, il y a des éléments indispensables dans la protection du cheval comme le tapis de selle qui empêche de blesser le cheval par les frottements de la selle mais cela est une protection contre les frottements du matériel que l'homme à crée pour le confort du cavalier et du cheval au travail et non pas par des facteurs extérieurs comme la météo, la nature.


Je voudrais plutôt parler tout d'abord des guêtres/protèges-boulets/bandes qui servent à protéger les membres. Est-ce que tous les chevaux en ont besoin ? Je trouve que rien ne sert d'en mettre si on travaille sur le plat car on reste tout de même dans les allures naturelles du cheval même si on veut travailler les cessions, les épaules en dedans et autres figures. On le voit dans les concours de dressage : aucune protection de membre autorisée. Bien sur, il y a des exceptions : certains chevaux par leurs aplombs peuvent s'auto-blesser lorsque leurs deux antérieurs ou deux postérieurs se frottent entre eux. Le cheval peut aussi "se marcher dessus", c'est à dire lorsque les postérieurs vont marcher sur les glomes (talons du sabot) des antérieurs et ainsi le cheval va se blesser. Cela est du généralement à un fort engagement (le cheval se méjuge) et dans ce cas, on utilise des cloches qui recouvreront le sabot (et ainsi les glomes).
Par contre, je trouve indispensable les guêtres lors de la pratique en saut d'obstacle comme en cross car tout d'abord, le cheval saute, doit prendre un rythme soutenu et peut effectuer des courbes serrées ; les membres peuvent alors s'entrechoquer mais aussi taper sur les barres d'obstacles ou les obstacles de cross. De plus, le cheval n'a pas l'habitude de sauter aussi haut et de faire des enchaînements aussi rapides.
En ce qui concerne les balades, je trouve que les guêtres sont indispensables pour les chevaux qui n'en font pas souvent et qui ne sont pas montés que pour ce loisir, car il y a toutes sortes de terrains différents (terre, cailloux, branches...) et les membres du cheval n'y sont pas forcément habitués puisque le cheval à l'habitude de travailler en carrière. Pour les chevaux qui ne font que du loisirs et/ou qui vivent au pré, on peut se permettre de ne pas mettre de guêtres puisqu'ils sont constamment vulnérables face à la météo et ainsi deviennent plus résistants.

Concernant la bavette (sangle large au niveau du ventre pour protéger le ventre des coups des antérieurs lorsque ces derniers se plient pendant le saut), je ne la trouve pas tellement nécessaire : même si les antérieurs sont pliés à leur maximum, ils restent quand même assez en avant par rapport à la sangle. Elle n'est vraiment nécessaire qu'en cas de CSO de haut niveau.

A propos de l'amortisseur, objet se plaçant sous la selle qui sert à amortir les chocs et à répartir les pressions sur le dos du cheval, faut-il toujours en mettre un ? Comme les guêtres, peut-être n'est-il pas indispensable sur le plat mais pour le saut d'obstacles, je le trouve très important. Personnellement, je met toujours un amortisseur de dos (je n'ai pas mon cheval mais j'en monte des différents) mais j'estime qu'un cheval qui n'a jamais porté d'amortisseur de sa vie n'en a pas besoin. On devrait d'ailleurs habituer les chevaux à ne pas en avoir et n'utiliser un amortisseur qu'en cas de problèmes de dos ou comme moyens préventifs de ces problèmes de dos, par exemple pour les chevaux prenant de l'âge.

Qu'en est-il du couvre-rein et de la couverture ? La encore, cela dépend des chevaux. Les chevaux rustiques (qui ne sont généralement jamais tondus) n'en ont pas besoin. Les chevaux de selle en revanche, je pense qu'ils devraient déjà avoir une couverture. Concernant le couvre-rein, cela dépend de l'epaississement de leur poil et s'ils sont tondu. S'ils sont tondus, la question ne se pose plus, le couvre-rein et la couverture sont indispensable puisque auparavant, aucun cheval n'avait les poils rasés !

Qu'en pensez-vous ?

21.4.12

L'Ethologie

L'éthologie est pour moi la réelle relation entre le cavalier et son cheval.
Pauline Beulze - Naïade
L'éthologie passe par le travail à pied, le travail en liberté, c'est avant tout du dressage. On demande au cheval d'effectuer des mouvements sans l'intervention d'une bride ou autre harnachement mais juste un stick. Des mouvements comme le pas espagnol, le cabré, des rotations sur les antérieurs/postérieurs, la révérance... et il existe une infinité de mouvements... Les videos sont nombreuses.

L'éthologie est la réelle volonté du cheval à travailler. On exerce cette discipline sans filet/sans mort puis sans licol quand la confiance est établie donc si le cheval ne veut pas mettre de sa bonne volonté, il peut juste désobeïr... mais généralement ce n'est pas le cas. Au contraire, dans les disciplines montés, le cheval a l'obligation d'obeïr au risque de se prendre une punition comme un coup dans la bouche, dans les flancs ou un coup de cravache ; alors qu'on ne peut pas forcer, "menacer" un cheval en éthologie qui n'a pas envie de faire ce qu'on lui demande, le punir n'aurait aucune utilité.

Pauline Beulze - Naïade


L'éthologie, c'est aussi la découverte de la propre expression du cheval. Ce n'est pas savoir s'il a un galop confortable, s'il sait bien sauter ou non, c'est visualiser sa propre personnalité : sa capacité à apprendre, sa volonté, comment il se comporte...

C'est la discipline la plus magique car la relation entre l'Homme et le cheval est là. Voir un cheval attentif à vos mouvements, qui "joue" avec vous, qui ne s'enfuit pas malgré qu'il soit en totale liberté. On prend cette satisfaction personnellement.

Je n'ai jamais, ou presque, fait d'éthologie avec un cheval mais c'est pour moi, cette visualisation de l'éthologie que j'ai. Et si un jour j'ai mon propre cheval, c'est une discipline que j'adorerai pratiquer.

16.2.12

Saut d'obstacle : "Je n'arrive pas à sauter"

J'ai crée ce sujet car il y a quelques mois, j'ai fais une séance de saut d'obstacles et cela s'est mal passé. Je n'arrivais pas à suivre le mouvement du cheval, j'étais tout le temps projetée en avant. Tout était deréglé et je me suis senti très mal pendant la semaine. Mais finalement, j'ai chercher mes erreurs.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly
    Au trot, on prend un rythme tonique, réactif. Le cheval doit se porter vers l'avant naturellement (impulsion). Le buste est droit et non pas trop en avant, le regard est au loin. Les rênes sont assez courtes pour bien encadrer le cheval et la tête de la monture est légèrement remontée (en tout cas, le nez du cheval ne doit pas plonger vers le bas).
    Au galop, le cavalier prend un rythme régulier et tonic sans aller trop vite.

    A l'abord, restez redressé. Votre buste ne doit pas se pencher en avant au risque de mettre du poids sur les épaules du cheval qui aura du mal à lever les antérieurs. Ne vous agitez pas à l'abord de l'obstacle et surtout entre les obstacles (cela est valable après la réception), cela risque de déséquilibrer le cheval. Restez redressé, agissez quand il faut : s'il n'est pas assez tonique, donnez des jambes sans vous agiter et gardez les rênes tendues.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly


    Au moment du saut, il faut se mettre en équilibre.
    Mettez vous au dessus de vos pieds. Votre bassin reste au dessus de la selle (et non pas trop en avant), votre regard au loin, le buste s'incline vers l'avant pour suivre le mouvement mais votre bassin reste au dessus de la selle. Le bas de jambe est fixe mais les genous sont desserés. Vos doigts le sont aussi pour permettre au cheval d'étendre son encolure et vos mains accompagnent le mouvement de l'encolure mais les rênes restent tendus. N'hésitez pas à raccourcir vos étriers si vous n'arrivez pas à suivre le cheval.

    Jade L (moi) - Quelza
    Haras de Chambly



    Adaptez votre position en fonction de la hauteur des barres. Pour de petites barres, vous avez juste à vous "lever".

    A la réception, généralement, les chevaux accélèrent donc il faut absolument se redresser, les épaules légèrement en arrière et ralentir/reprendre un galop cadencé et actif.